Tour du monde des projets Découvrez l’ensemble des projets de la Fondation en explorant la carte interactive... Lire la suite
Amélie et Layla, deux collaboratrices de la Fnac, ont séjourné en octobre 2010 dans le village de Boukombé, au Nord du Bénin. Leur mission ? Accompagner des élèves du primaire dans l’apprentissage de la lecture et l’expression en français. Sous les paillottes construites dans l’enceinte de l’école, les deux volontaires ont apporté un soutien personnalisé aux élèves.
Comment vous êtes-vous intégrées à la vie de Boukombé ?
AMELIE : Nous vivions dans un petit village rural, au bout d’une piste, et c’est la première fois que des volontaires venaient en mission dans l’école. Curieux, les adultes comme les enfants venaient naturellement vers nous. Nous recevions des visites quotidiennes des parents d’élèves, des professeurs qui venaient discuter avec nous, constater l’évolution des élèves au fil des jours et nous remercier. Les échanges étaient très riches en rires et en émotions.
LAYLA : De plus, les enfants venaient souvent à la maison des volontaires, et certains nous invitaient chez eux. A la fin de la mission, les villageois nous connaissaient très bien !
La classe commençait à 8h le matin…
LAYLA : Certaines de mes élèves venaient m’accueillir dès mon arrivée en moto dans la cour, pour récupérer mon casque et les cahiers. Je commençais par des ateliers d’écritures, d’apprentissage de l’alphabet et de lecture. En effet, les élèves étaient plus éveillés le matin ! Beaucoup ne mangeaient pas à la pause et étaient donc fatigués l’après-midi. Je leur proposais alors des ateliers plus ludiques : coloriage, dessin, collage, découverte de la bibliothèque…
AMELIE : La pause de midi était consacrée à la préparation des cours pour le lendemain. Lors de nos moments de repos, après 17h, le mercredi après-midi et le week-end, les membres de l'ONG nous emmenaient visiter la région, rencontrer les tribus, voir les paysages sublimes qui s'offraient à nous tout au long de la route.
Avez-vous le sentiment que votre action a porté ses fruits ?
AMELIE : J’ai été impressionnée par les progrès des enfants en deux semaines seulement. Ils ont tous progressés à l’oral comme à l’écrit. La découverte du plaisir de lire a été très importante pour eux, et j’espère qu’elle les motivera à suivre l’école le plus longtemps possible. Je garde conscience que la mission est une petite pierre à l’immense édifice que représente l’éducation dans cette région, mais petit à petit les gens prennent conscience de l’importance de scolariser leurs enfants.
LAYLA : D’ailleurs, je voudrais y retourner car je pense qu’il existe différents leviers d’action et d’autres causes à défendre.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?
LAYLA : Les enfants en général. Je les ai trouvés très matures, indépendants pour leur si jeune âge (7 à 11 ans). Certains de mes élèves marchaient de longues heures le matin pour être en classe à 8h, et le soir, quand ils rentraient chez eux, ils aidaient leurs parents dans les champs.
AMELIE : La joie de vivre des béninois, leur positivisme, leurs sourires malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils doivent faire face.
Et maintenant ?
AMELIE : J’ai choisi de parrainer un des mes élèves, afin qu’il mette toutes les chances de son côté pour réussir son année scolaire dans de bonnes conditions.
LAYLA : Par ailleurs, nous souhaitons nous investir plus encore auprès de l’ONG Les mille lucioles qui nous a accueillies. Nous sommes en train de monter avec elle un projet d’alphabétisation des femmes du village.