Tour du monde des projets
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Bâtir un internat pour des étudiantes cambodgiennes à Takeo

Antoine Delzons, contrôleur de gestion chez Vertbaudet, est parti en mission solidaire à Takeo, au Cambodge avec l’association Coup de Pouce, pour construire un internat pour jeunes filles. Cette structure permettra aux étudiantes d’être logées à moindres frais et de bénéficier de formations diverses : agriculture, IT, tourisme.

Solidarity Leave in Cambodia -Antoine Delzons from Fondation PPR on Vimeo.

Pourquoi as-tu choisi de partir en mission solidaire ?

J’avais envie d’apporter un peu plus de solidarité dans ma vie, en ayant une action concrète. Lors d’un précédent voyage, j’ai vécu durant 2 jours chez les habitants du pays : une expérience très forte que je souhaitais reproduire.

Décris-nous une journée type à Takéo

Petit déjeuner cambodgien à 6h30 puis route vers le chantier,  accompagnés par les « hellos » des enfants. A midi : douche cambodgienne, repas  et petite sieste ou discussion avec des étudiants. Reprise du chantier à 13h30. Au fur et à mesure de la mission, nous rentrons de plus en plus tard, pour rester avec les enfants, jouer au volley avec les ouvriers ou les étudiants et même boire l’apéro avec les voisins !

Chambrée avec des ronfleurs, douche à l’aide d’une écuelle…les conditions de vie sont sommaires. Mais quel plaisir de découvrir de nouveaux fruits exotiques et de goûter la bière (tiède) locale, baigné dans la bonne ambiance de notre petit groupe de mission !

Quels ont été les contacts avec la population locale ?

L’accueil de la part des Cambodgiens a été incroyable et la mission a permis une grande diversité de rencontres. Jamais très loin du chantier, les pauses se faisaient régulièrement autour des enfants. Et nous avons fini par organiser une kermesse avec des jeux et des bonbons. Avec les ouvriers, il a fallu un peu plus de temps notamment en raison de la langue. Mais une certaine connivence s’est installée, surtout après de grosses journées à travailler sous une forte chaleur. Et nous avons appris quelques mots en khmer.

Parler avec les étudiants fut plus simple, grâce à l’anglais. Nous avons disputé ensemble quelques parties de volley-ball !

Le moment qui t’a le plus marqué ?

La journée la plus dure fut l’avant dernière, nous devions finir une chape de béton avant la nuit. Nous avons passé plus de 10h à remplir de gros seaux de sable ou cailloux pour les porter jusqu’à la bétonnière. Personnellement, j’ai pris sur moi pour tenir le rythme ! Atteindre cet objectif nous a tous remplis de fierté. Tout le monde avait un sourire énorme quand nous nous sommes retrouvés sur la dalle de béton déjà sèche.

Selon toi, la mission a-t-elle bien répondu aux besoins locaux ?

Les étudiantes qui vivent en province n’ont pas forcément les moyens d’étudier sur Phnom Penh. Grâce à l’internat, elles pourront vivre sur place. De plus, ces nouvelles résidentes seront autant de clients pour les petits commerces du coin.

© 2009 Fondation d'Entreprise PPR pour la Dignité et les Droits des Femmes