
| Domaine | Activités Génératrices de Revenus |
| Pays | Congo (rep. dem.) |
| Ville | Région South Kivu |
| Bénéficiaires | Paysans vulnérables organisés en 30 groupes de développement dans 30 villages - Victimes de violences sexuelles - Jeunes mères célibataires - Centres de Promotion Féminine |
| Nombre de bénéficiaires | De 500 à 1 000 |
La République Démocratique du Congo est le troisième pays le plus vaste d’Afrique (2 345 409 km²).
Elle est indépendante depuis 50 ans mais ces années ont été marquées par des rebellions dès 1964, une dictature longue de 32 ans, puis une décennie de guerre depuis 1996 à nos jours.
Cette guerre, qui a facilité par la même occasion le pillage des richesses naturelles et minières de la RDC, a fait plus de 5 millions de morts (selon les dernières statistiques de l’IRC).
La RDC s’est récemment engagée sur le chemin de la paix et de la réunification du pays. Depuis le début de la période de transition, la situation sécuritaire s’est améliorée dans tout le pays, mais reste instable aux Nord et Sud Kivu.
Cette instabilité à l’est de la RDC a de nombreuses répercussions sur la situation économique et sociale de la population vivant dans la peur. L’abandon des travaux de production à cause de l’insécurité dans les villages accentue la pauvreté de la population malgré les multiples et diverses richesses du pays. Une grande partie de la population vit donc sous le seuil de pauvreté.
L’évolution de la situation de la femme au Sud-Kivu tarde également à se faire sentir et le sort de la femme en RDC est toujours préoccupant.
La femme est exclue de l’avoir, car elle n’a ni terre, ni argent, ni temps pour elle. Dans beaucoup de cas, la femme
n’a pas de propriété et/ou d’héritage, et ne peut bénéficier du crédit qu’avec une autorisation maritale.
La femme est exclue du savoir, car n’a que rarement accès à la scolarisation. Après des années de guerres, le
système éducatif a été déstructuré, les écoles ne sont plus subventionnées par l’Etat congolais. Ce sont donc les
parents, qui prennent en charge les frais de scolarité des enfants, privilégiant les garçons, créant ainsi des milliers d’analphabètes de sexe féminin (80 % des garçons de plus de 15 capables de lire et écrire contre 52 % des filles du même âge).
La femme est exclue du pouvoir. Elle est rarement associée à la gestion de la chose publique et même à la gestion
des biens du ménage.
La guerre est venue ajouter à tout cela une destruction morale de la femme. Elle a été mutilée, traumatisée,
humiliée, violée. Le viol est devenu une arme de guerre, traumatisant et humiliant toute la communauté, maris et enfants y compris. Ces viols massifs ont ouvert grandement la porte au VIH-SIDA et autres Maladies Sexuellement Transmissibles (MST).
L’objectif global du projet est d’améliorer les conditions de vie socio-économique des familles paysannes.
Le programme comporte 4 objectifs spécifiques :
- Objectif spécifique n°1 : Le revenu des familles paysannes a augmenté.
- Objectif spécifique n°2 : Le revenu agricole a augmenté.
- Objectif spécifique n°3 : L’état de santé est amélioré.
- Objectif spécifique n°4 : Les relations familiales sont améliorées.
Activités :
Des activités sont mises en œuvre pour atteindre les sous-objectifs suivants :
Le revenu des familles paysannes a augmenté.
1.1. Le revenu des ménages est bien géré.
1.2. Les sources de revenu alternatives sont diversifiées.
Le revenu agricole a augmenté.
2.1. La fertilité du sol a augmenté.
2.2. Les sols sont protégés.
2.4. La qualité des semences est améliorée.
2.5. Le prix des produits agricoles a augmenté.
L’état de santé est amélioré
3.1. L’alimentation des familles paysannes est améliorée.
3.2. L’habitat est amélioré.
3.3. Les conditions hygiéniques sont améliorées.
3.4. Les risques des maladies chez les femmes ont diminué.
3.5. Les communautés sont conscientes du SIDA et des MST.
3.6. Les institutions sanitaires sont plus accessibles.
Les relations familiales sont améliorées.
4.1. Les relations hommes – femmes (genre) sont améliorées.
4.2. Le sort des femmes, filles et garçons violés et des
traumatisés est convenablement pris en considération.
4.3. La situation des filles mères est convenablement prise en
considération.
4.4. Les enfants sont bien éduqués.
Le Comité de Validation du 10 mars 2009 a décidé d’attribuer la somme de 25 000 € au projet du Centre OLAME. Elle permettra de financer les activités des sous objectifs 3.4, 4.1, 4.2 et 4.3.
